Les bronches sont entourées de fibres musculaires qui, dans certaines circonstances, se contractent dans un réflexe d’autoprotection. Or, les bronches de l’asthmatique sont particulièrement sensibles aux agressions. On parle d’hyper-réactivité bronchique. Sous l’influence de facteurs extérieurs, cette hyper-réactivité déclenche un spasme des bronches, responsable de la crise d’asthme. D’autres facteurs, liés à l’inflammation, concourent à obstruer davantage les bronches : un œdème qui épaissit la paroi bronchique et la sécrétion de mucosités. C’est l’ensemble de ces phénomènes qui explique l’essoufflement et la respiration sifflante.
Cette réaction des bronches peut être favorisée par différents facteurs, comme l’inhalation de substances irritantes, notamment la fumée de cigarettes, la pollution atmosphérique, les changements de température, l’effort, l’émotion ou l’inhalation d’un allergène pour les personnes allergiques. Les allergènes les plus fréquents sont les acariens. Mais il en existe bien d’autres, comme les poils d’animaux, les pollens, les blattes…
Un examen de la fonction respiratoire simple et indolore, appelé épreuves fonctionnelles respiratoires, permet de mesurer l’obstruction bronchique. Si les résultats sont normaux, il peut être complété par un test de provocation, pour rechercher l’hyper-réactivité bronchique caractéristique de l’asthme.
L’obstruction des bronches peut être facilement mesurée à l’aide d’un appareil, appelé le débitmètre de pointe, que tout asthmatique doit savoir utiliser. En soufflant dans ce petit dispositif matin et soir, il est possible de mesurer le débit expiratoire de pointe. Si celui-ci diminue, c’est le signe que le traitement est insuffisant et qu’une crise risque de se produire.
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