L’accident vasculaire cérébral est une urgence. La prise en charge à l'hôpital et si possible dans une unité spécialisée, doit être extrêmement rapide, d’abord pour maintenir une respiration correcte et prévenir les complications, mais aussi pour appliquer le plus tôt possible les traitements capables de rétablir une circulation normale ou d’éviter une aggravation.
En cas d’accident ischémique
Le traitement repose sur les anti-agrégants plaquettaires, qui empêchent les plaquettes du sang de s’agglutiner pour former un caillot. Une héparine à faible dose, qui exerce une action anticoagulante, peut également être employée.
Récemment, l’injection intraveineuse de produits fibrinolytiques, a été proposée. Ce traitement fibrinolytique ne peut être appliqué que très précocement, dans les trois heures qui suivent l’apparition des symptômes. Il est réservé aux victimes de certains accidents vasculaires cérébraux, sans troubles de la conscience et à des personnes relativement jeunes.
En cas d’hémorragie cérébrale
Le traitement consiste à contrôler les risques de complications. Une intervention chirurgicale est envisageable, en fonction de la cause, de l’importance et du siège de l’hémorragie. L’âge intervient, bien sûr, dans la décision d’opérer.
La prévention des récidives
Vingt à 37 % des victimes d’AVC devront faire face à un nouvel accident dans les 5 ans. Aussi la prévention des récidives est une priorité, avec en première ligne, le traitement de l’hypertension artérielle. En cas d’accident ischémique lié à l’athérosclérose, cette prévention repose également sur la poursuite du traitement anti-agrégant plaquettaire, ainsi que sur la réduction des autres facteurs de risque d’athérome.
La rééducation tient une place essentielle pour la prévention des séquelles.
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