Laboratoires Merck Sharp & Dohme-Chibret (MSD-Chibret)
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Hypertrophie bénigne de la prostate - Trois questions à un expert
Quel est le premier signe qui doit amener à consulter un médecin ?

Le signe auquel il faut prêter attention est la «dysurie», c’est-à-dire la difficulté à uriner : nécessité de pousser, de forcer pour permettre l’évacuation de la vessie, diminution du débit urinaire avec un jet moins puissant et éventuellement en plusieurs temps. Cependant, ces symptômes s’installent de manière progressive et donc le patient ne s’en aperçoit pas forcément. D’autres signes plus parlants peuvent cependant alerter : des mictions plus fréquentes qu’auparavant («pollakiurie»), des impériosités entraînant des réveils nocturnes. L'existence de ces signes doit absolument amener à consulter un médecin.


Cette maladie peut-elle évoluer vers un cancer de la prostate ?

Non, l’adénome de la prostate est bénin par définition : il concerne la partie centrale de la prostate, alors que le cancer se développe à partir de la partie périphérique. L'hypertrophie bénigne de la prostate n'augmente pas le risque de cancer prostatique, par contre, les deux maladies peuvent coexister.


Les traitements actuels permettent-ils une guérison ?

Seul votre médecin en concertation avec vous pourra décider du traitement le plus adapté, qu'il soit médical ou chirurgical, dans le but d'améliorer nettement les troubles urinaires gênants et d'éviter les complications. Si les symptômes sont sévères ou en cas de complication, le recours à la chirurgie devient nécessaire et le plus souvent permettra d'obtenir la guérison. Quoi qu'il en soit, les chances de guérison peuvent être compromises si les symptômes sont trop longtemps négligés.


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