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Maladie coronarienne
Les traitements

De la précocité du traitement dépend pour beaucoup le pronostic de la maladie coronarienne. En effet, il est toujours plus efficace de freiner la croissance de la plaque d’athérome dès les premiers stades de son développement. Les mesures préventives occupent donc une place importante.

Pour prévenir la maladie coronarienne, tabagisme, hyperlipidémie, hypertension et diabète sont les quatre facteurs de risque modifiables à dépister et à prendre en charge, soit par une meilleure hygiène de vie ou soit par la prise de médicaments. Il faut garder à l’esprit qu’une fois la maladie coronarienne installée, la prise en charge des facteurs de risque conserve toute son importance.

Si vous souffrez d’angine de poitrine, vous devez toujours avoir avec vous un dérivé nitré d’action rapide à prendre en cas de douleur. Il fait cesser la crise en dilatant les coronaires.

Le traitement au long cours fait appel à d’autres médicaments, qui ont également une action vasodilatatrice : bêta-bloquants, dérivés nitrés d’action prolongée, inhibiteurs calciques, agonistes des canaux potassiques et d'autres médicaments anti-angoreux.

Une mention spéciale doit être accordée aux statines, qui diminuent le taux de cholestérol dans le sang. Ces médicaments, apparus il y a une quinzaine d’années, constituent un des progrès thérapeutiques majeurs de la dernière décennie.

Après la survenue d'un infarctus du myocarde (IDM), les anti-agrégants plaquettaires, les bêta-bloquants, des statines, des IEC (Inhibiteurs de l'Enzyme de Conversion) réduisent le risque de décès.

Selon le siège et l’importance de l’athérome, votre médecin pourra vous recommander des traitements plus radicaux : angioplastie pour dilater l’artère sténosée, ou pontage coronarien pour la contourner.

Enfin, rappelez-vous que lorsque la douleur apparaît au repos, ne cède pas à votre traitement habituel, va "crescendo" ou  réapparaît rapidement, chaque minute compte, car un caillot est probablement en train de se constituer. Appelez le SAMU en composant le 15 ou les pompiers en composant le 18 ou le médecin traitant.
Dans les premières heures qui suivent l’infarctus, il est possible de dissoudre le caillot en injectant un produit fibrinolytique dans une veine du bras.


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Phanie/Garo


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